UFC-Que Choisir de la Drôme

A. T. M. O.

 

ATMO Auvergne-Rhône-Alpes

 

Est l’observatoire agréé par le Ministère  de la Transition écologique et solidaire, pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes.

l’ATMO à Valence : Rovaltain – Parc du 45ème parallèle 
                               9 rue Olivier de Serres
                               26300 Châteauneuf-sur-Isère  –  Tél : 09 72 26 48 90

 


Comité territorial A.T.M.O. Drôme Ardèche

Réunion du 2 avril 2021

Réunion tenue en visioconférence.

ORDRE DU JOUR :

  • Episodes poussières sahariennes,
  • Accidents et incidents : les missions d’ATMO et des AASQA (Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air)
  • Actualité réglementaire,
  • Projet de loi Climat et Résilience,
  • Orientations en matière de ZFE (Zones à Faibles Emissions),
  • Les enjeux du territoire à prendre éventuellement en compte dans la nouvelle stratégie à 3 ans de l’observatoire.

 

Prendre connaissance du compte-rendu de ce Comité : ……..  Réunion du comité territorial Atmo du 02 avril 2021

 


ATMO

Revue de Presse

Qualité de l’air en 2020 Région Rhône Alpes Auvergne

Lire l’article du 26.02.2021     :   A T M O

 


Comité territorial A.T.M.O. Drôme Ardèche

Réunion du 2 décembre 2020

NOUVEL INDICE POUR LA QUALITÉ DE L’AIR

POURQUOI UN NOUVEL INDICE ?

Besoin de mise à jour après 26 années d’existence

Prise en compte de l’évolution des enjeux de santé publique avec intégration des PM 2,5

Nécessité de diffuser un indice en tous points du territoire, c’est-à-dire pour chaque commune et pour tous

Considération de l’indice européen devenu plus strict (révision nov. 2019)

Alignement sur l’indice européen devenu plus strict (révision nov. 2019).

Le nouvel indice, avec l’abaissement des seuils de NO2(dioxyde d’azote) et O3(ozone) et l’intégration des particules fines PM2,5 aura pour conséquence une augmentation significative du nombre de jours mauvais. Un comparatif entre les deux indices, réalisé sur Valence Romans Agglo à partir des données 2019 fait apparaître que pour une qualité de l’air identique, le nouvel indice aurait présenté majoritairement des jours « moyen » et « dégradé » alors que l’ancien indice donnait majoritairement des jours « bon » et « moyen ». À noter toutefois que si le nouvel indice aurait donné très peu de jours « bon », il aurait également donné très peu de jours « très mauvais ».

 

Les arrêtés préfectoraux de gestion des épisodes de pollution resteront inchangés jusqu’en 2022 ce qui pourra conduire, jusqu’à cette date, à une absence de mesures restrictives alors que la qualité de l’air sera mauvaise.

Une information indispensable des habitants

Selon un sondage BVA de 2019, 8 habitants sur 10 se disent inquiets de la qualité de l’air qu’ils respirent ; 75% s’estiment mal informés de la qualité de l’air de leur commune ; plus de 8 habitants sur 10 sont prêts à modifier leurs habitudes et leurs comportements pour améliorer la qualité de l’air.

Face à ce constat, ATMO va axer sa communication sur l’évolution de l’indice de la qualité de l’air et la mise à jour de ses services et applications et notamment de Air to Go, une application gratuite qui permet à chacun de connaître quotidiennement la qualité de l’air à l’endroit où il se trouve. La plateforme webAir attitude sera accessible en janvier, le site internet va être révisé et des études seront conduites sur l’affichage sur l’espace public.

De son côté notre association va interpeller les maires des principales villes de la Drôme pour les inciter à faire, comme cela a été fait dans certaines communes de la Région, une information pertinente et efficace des habitants pour que ceux-ci puissent adapter leurs comportements en fonction de la qualité de l’air et dans l’intérêt de leur santé.

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Comité territorial ATMO Drôme Ardèche 2 décembre 2019

L’objectif essentiel de cette réunion était la présentation de la révision d’un nouvel indice ATMO fiable et validé par le Ministère et le Conseil National de l’Air.

Ce nouvel outil permettra de :

  • Refléter une information beaucoup plus complète et attractive, disponible quotidiennement.
  • Définir un ou plusieurs indices simples et intelligibles à destination du grand public
  • Être au service de la sensibilisation et de l’action (réduction de l’exposition et/ou des émissions), au regard des enjeux sanitaires
  • Fournir une transparence sur la méthodologie de calcul

Les grands principes du nouvel indice

Cet indice de « prévision de la qualité de l’air » cartographié à une fréquence journaliere et/ou horaire, est décliné à l’échelle locale.

  • Polluants concernés :
  • Le dioxyde d’azote (NO2)
  • L’ozone (O3)
  • Le dioxyde de soufre (SO2)
  • Les poussières (PM10) + Les poussières (PM2.5)
  • Niveaux d’information plus précis :
  • le détail de chaque sous-indice (par polluant),
  • en deuxième intention connaître le polluant qui « fait » l’indice,
  • Indique les concentrations associées.
  • S’appuyer sur une méthode d’agrégation simple à comprendre et à vérifier, plus précise autour des zones géographiques étudiées
  • Prise en compte des seuils OMS

La communication sur la qualité de l’air sera effectuée au moyen d’un indice qualifié de 5 couleurs

L’intégration des PM2.5, l’abaissement des seuils pour le NO² et la nouvelle méthode d’agrégation auront pour conséquence d’indiquer une qualité de l’air dégradée plus souvent sur les grandes agglomérations, sans que cela ne génère forcément le déclenchement d’une vigilance (selon arrêté préfectoral)

  • Les citoyens pourront adapter leurs pratiques en extérieur aux enjeux sanitaires
  • Les vigilances Ozone en 2019 en Drôme-Ardèche
  • 13 jours de vigilance sur Drôme-Ardèche
  • 3 jours de dépassement effectif du seuil d’information, 10 jours proches du seuil

Toutes les zones des 2 départements ont été concernées par 3 épisodes, celui de fin juin étant le plus intense

 

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Comité de l’air de la Drôme, 9 mai 2019

Préfecture de la Drôme

  1. Bilan de la qualité de l’air 2018 à Valence

La représentante d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes présente le bilan 2018 qui a été soumis au Comité territorial Atmo Drôme-Ardèche le 08 :04/2019 et dont un compte-rendu se trouve sur ce site dans une rubrique ci-dessous.

Lors de la discussion, un représentant de l’UFC Que Choisir, dans la continuité de la question posée au Comité territorial ATMO, après l’alerte lancée par des médecins valentinois sur d’éventuels risques sanitaires liés à la proximité de l’autoroute A7 du futur centre aqualudique demande quelle information est délivrée sur la qualité de l’air afin que l’usager choisisse de fréquenter ou non un lieu. M. le Préfet indique que la communication est globale, par bassin d’air, lors des épisodes de vigilance de pollution. Il n’y a pas de communication spécifique pour un lieu donné. M. Daragon, maire de Valence et président de l’Agglo précise que la mesure de la qualité de l’air est basée sur des considérations techniques et ne souffre pas de contestation, précisant que le centre aqualudique de l’Épervière ne justifie pas de traitement spécifique.

  1. Bilan de la feuille de route au bout d’un an

L’état d’avancement des actions de la feuille de route établie pour améliorer la qualité de l’air dans le bassin valentinois est présenté par le représentant de la direction départementale des territoires de la Drôme.

Parmi les 18 fiches actions on retiendra celles pour lesquelles des actions ont été réalisées:

Renforcer le contrôle des poids lourds. 1 Contrôle a été réalisé le 8 novembre 2018 et médiatisé et un dispositif de contrôle a été intégré dans les contrôles réguliers.

Éviter la formation de congestion au droit de la zone agglomérée de Valence par des mesures d’exploitation. Le cahier des charges établi a été transmis à ASF mi-février 2019.

Prescrire le Plan de Protection de l’Atmosphère, après s’être assuré que c’est un outil adapté pour traiter le cas spécifique de l’agglomération de Valence. L’Analyse des différents outils a été effectuée et l’État a décidé de ne pas prescrire le PPA.

Passer au bus électrique dans le centre de Valence Réception de 12 bus full électriques (pour la ligne Citéa 1) Un 13ème bus est commandé. Mise en ligne prévue le 30/06/19.

Développer l’autopartage dans l’agglomération de Valence.

Déploiement de 4 véhicules en autopartage en 2018 et de 9 véhicules au 09/05/19§ En moyenne, 7000 kms sont réalisés chaque mois pour une base de 7 véhicules. 900 heures de location par mois.

Densifier le réseau des bornes de recharges électriques sur l’agglomération.

Objectif atteint en termes de densification (84 points de recharge sur le périmètre de Valence-Romans Déplacements) En moyenne, 1h/j d’utilisation des bornes

Poursuivre la réalisation du Bus à Haut Niveau de Service entre Valence Ville et Rovaltain.

Plusieurs composantes du BHNS sont réalisées (priorité bus aux carrefours, accessibilité des arrêts, bus qualitatifs). Les couloirs bus sont prévus à ce stade aux études de réaménagement de la route de Romans.

Création de parcs relais en périphérie de l’agglomération. Il est prévu 6 parcs d’ici à 2025.

Parc relais Pompidou mis en service en avril 2019.Un deuxième parc-relais est en projet à St Péray, mise en service prévue fin 2019.Un bilan sur le fonctionnement du parc relais sera réalisé.

Abaisser les vitesses sur le réseau urbain structurant de l’agglomération.

Valence : inventaire des tronçons concernés par l’abaissement à 50km/h réalisé, étude en cours pour en jauger les conséquences en terme de coût + 2 zones 30 prévues : zone Valensolle en 2018 et Chamberlière avant fin du mandat.

Bourg-lès-Valence : requalification de la RD 2007 dans le cadre du projet de l’île-Parc Girodet (tronçon à 70km/h).

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Réunion du comité territorial Atmo Drôme-Ardèche du 09 avril 2019

Bilan de la qualité de l’air sur notre territoire en 2018

Il y a eu globalement une amélioration de la qualité de l’air qui confirme la bonne évolution déjà constatée en 2017 à l’exception de l’ozone .

Les mesures portent particulièrement sur les 3 polluants qui restent préoccupants :

  • Le dioxyde d’azote (NO²) Avec une diminution de 31% par rapport à 2017, on est passé en dessous de la valeur limite, très certainement grâce à la limitation de vitesse .Mais il y a aussi des éléments non quantifiables tels que le déplacement de la station de mesure en bordure de l’A7 ou les phénomènes climatiques. Si l’on se réfère aux valeurs de l’Observatoire Mondiale de la Santé qui sont les plus contraignantes, sur les deux départements Ardèche et Drôme, environ 600 personnes ont été soumises à des dépassements de la valeur réglementaire.
  • les particules fines PM10 et PM2,5 – particules en suspension (notées « PM » en anglais pour « Particulate matter »). Entre 2017 et 2018, on a une diminution de 41% en PM10 et de 58% en PM2,5. Les PM10 restent au-dessus de la valeur réglementaire OMS. Environ 1 000 personnes ont été soumises à des dépassements de la valeur réglementaire. Les PM2,5 restent encore légèrement supérieures à la valeur OMS et plus de la moitié de la population de nos deux départements a été soumise à des dépassements de cette valeur.
  • l’ozone O³ est un polluant complexe qui se forme à partir des polluants primaires émis par les différentes sources de pollution (trafic automobile, émetteurs industriels, activités résidentielle et tertiaire), sous l’effet du rayonnement solaire et de la chaleur. La vallée du Rhône est un des sites les plus touchés. En 2018 les niveaux d’ozone en Drôme-Ardèche se sont situés bien au-dessus des valeurs cibles annuelles. Entre 2007 et 2017, les valeurs ont augmenté de 24% en lien avec le réchauffement climatique. En 2018, 85% de la population de nos deux départements a été soumise à des dépassements de la valeur cible (contre 41% dans l’ensemble de la région et 0% en Auvergne). Les leviers d’action contre la concentration en O³ sont difficiles à cause du facteur chaleur déterminant.

Les épisodes de pollution sont restés stables au niveau régional entre 2017 et 2018 mais ils ont augmenté dans nos deux départements où il y a eu 13 activations de vigilance dont 10 liés à l’ozone. La vigilance est activée à partir du moment où 10% de la population est exposée.

Actualités sur le territoire ;

Présentation de l’action PARCOURA (Parcours Urbains Actifs) conduite dans deux villes de la région, Clermont-Ferrand et Valence dont les objectifs étaient de mieux connaître les freins et les leviers des habitants à la pratique de la marche et du vélo et d’élaborer des recommandations pour augmenter la part des déplacements à pied et à vélo, notamment par l’amélioration des parcours piétonniers et cyclables. Plusieurs participant(e)s à la réunion font remarquer l’incohérence entre les objectifs de cette action et les énormes difficultés que vont avoir les cyclistes à franchir le rond point des Couleures à Valence tel qu’il est projeté.

Questions diverses

Centre aqualudique de Valence. (Question posé par le représentant de l’Association UFC Que Choisir de la Drôme). Les représentants des usagers que nous sommes sont fortement interrogés par l’alerte lancée par quelques dizaines de médecins de l’agglomération valentinoise. Ceux-ci sont inquiets sur les conséquences sanitaires de la pollution de l’air qui sera respiré par les personnes (et les enfants en particulier) qui fréquenteront cette structure construite en bordure de l’autoroute A7.Pour avoir des mesures indiscutables des niveaux de pollution, nous demandons s’il ne serait pas opportun d’installer une station de mesure sur le site.

Une triple réponse est faite à notre question.

– Rien ne sert de rajouter une nouvelle station de mesure car la pollution en bordure d’autoroute dans la traversée de Valence est bien identifiée et les niveaux sont parfaitement connus.

-On peut regretter que l’observatoire Atmo n’ait pas été consulté avant la finalisation de ce projet car il aurait mis en évidence les niveaux de pollution élevés en bordure de l’autoroute.

-Comme il est impossible d’arrêter la construction de cet équipement ou de le déplacer, il faudra qu’une communication spécifique soit mise en place sur les risques sanitaires en période de pollution.

Il nous reste à espérer que cette communication sera effective, efficace, facilement accessible afin de donner aux familles, aux scolaires et à tout public des informations lui permettant de choisir d’aller ou de ne pas aller pratiquer des activités sportives en ce lieu en fonction de la qualité de l’air.

 

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Réunion du comité territorial Atmo Drôme-Ardèche du 17 septembre 2018

Le traitement des déchets-le lien avec la qualité de l’air

Cette réunion qui s’inscrivait dans le cadre de la journée Nationale de la Qualité de l’Air s’est tenue au Centre de Valorisation des ordures ménagères du Sytrad à Étoile/Rhône.

La réunion a commencé par un rappel du plan régional de gestion des déchets, un focus sur les odeurs produites par le site d’Étoile/Rhône et un débat sur la problématique générale de la production des déchets, du tri et de la gestion de ceux-ci. Le référent régional a ensuite présenté la nouvelle plateforme régionale de signalements des odeurs ODO d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

La plateforme ODO 

. Objectifs :

Créer un outil de signalement des nuisances olfactives

Mettre en place un formulaire court et intuitif

Visualiser les autres signalements du jour

Diffuser les informations par SMS ou e-mail

Ces résultats permettront à Atmo de détecter les signaux faibles, de les intégrer dans une base de données, de les cartographier de manière dynamique, de qualifier les nuisances et cela, en lien avec des données météorologiques locales.

Ils permettront également de répondre à une problématique locale, d’informer rapidement les acteurs locaux et de faire intervenir les personnes concernées.

. Les outils :

Un réseau ODO Public : accessible à tous sans nécessité de s’identifier.

Les odeurs seront signalées selon sa propre perception (odeurs de brûlé, de soufre, d’égout, de lisier…). Tout signalement permettra d’avoir accès à la carte des odeurs du jour.

Tous les consommateurs sont concernés par cet outil.

Un réseau ODO Pro : accessible aux professionnels avec identification obligatoire. Les odeurs seront signalées selon un référentiel ou selon des évocations.

La consolidation de tous les signalements seront déterminant pour que les pouvoirs publics, les entreprises, les services envisagent des moyens d’action.

. Où signaler les odeurs désagréables ? :

Par internet avec l’application : www.atmo-odo.fr

La réunion s’est terminée par la visite du site d’Etoile et a permis de voir les problèmes, les difficultés de fonctionnement mais aussi les améliorations apportées au traitement des déchets et à la qualité du compost produit.

 

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Réunion du comité territorial Atmo Drôme-Ardèche du 19 mars 2018

QUALITÉ DE L’AIR

1/ Bilan 2017 de la qualité de l’air

Malgré un début d’année marquée par un important épisode de pollution, la qualité de l’air continue son amélioration en 2017 en Auvergne Rhône-Alpes ; les résultats ayant été particulièrement satisfaisants au regard des valeurs réglementaires

Evolution tendancielle des concentrations moyennes de 2007 à 2017

  • Ozone : +14%
  • Dioxyde d’azote : -24%
  • Particules fines (PM10) : -34%
  • Particules fines (PM2.5) : -55%
  • Dioxyde de soufre : -50%

À proximité des axes de circulation fortement fréquentés (A7, Lacra) le phénomène de pollution au dioxyde d’azote reste au-dessus des valeurs limites réglementaires.

Pour les particules fines PM10 en Drôme-Ardèche, on approche de la valeur recommandée par l’OMS, alors que pour les PM 2.5 on en reste encore éloigné.

Pour l’ozone on est en permanence au-dessus de la valeur cible annuelle sur toute la région Auvergne-Rhône-Alpes et les deux départements Drôme-Ardèche sont les plus touchés.

2/ Les enjeux du territoire

Enjeu réglementaire : il concerne les dépassements des valeurs limites de dioxyde d’azote et d’ozone.

Enjeu sanitaire et sociétal : il concerne à la fois le dépassement de la recommandation OMS et l’occurrence importante de pollens d’ambroisie en particulier dans la vallée du Rhône.

Enjeu transition énergétique : il concerne à la fois les enjeux de mobilité, la nécessité de développer un urbanisme intégrant la qualité de l’air, l’engagement des collectivités dans un Plan Climat Air Énergie Territorial, la nécessité d’un développement équilibré de la filière bois et le besoin de solutions alternatives au brûlage de déchets verts.

Enjeu économique : il s’appuie sur la promotion des bonnes pratiques agricoles et sur la préservation de la qualité de l’air en lien avec les activités de pleine nature et le tourisme.

3/ Les travaux en cours et à venir

Surveillance des pesticides : la région Auvergne-Rhône-Alpes et tout particulièrement le département de la Drôme concentre 15% des exploitations biologiques françaises. Malgré cela, la France avec une consommation annuelle de 60.000 tonnes de pesticides reste le 2 ème pays consommateur en Europe. La région Auvergne-Rhône-Alpes consomme 3271 tonnes soit 5.5% de la quantité nationale.

Transport – les outils disponibles : des disparités dépendent du trafic, de la typologie, de la vitesse, de la fluidité de l’axe. Pour approcher la complexité de ces phénomènes, il est nécessaire de combiner les approches dans un observatoire intégré équipé d’outils de mesure et proposant un modèle numérique pour le diagnostic, la prévision, la prospective.

 

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Comité territorial Atmo Drôme-Ardèche du 11 septembre 2017

Le changement climatique : quel impact sur la qualité de l’air ?

Le changement climatique et son impact sur la qualité de l’air sont intimement liés. La hausse des températures fait augmenter la pollution de l’air et les baisses d’émission de matières polluantes, bien réelles en Europe, ne font, au mieux, que compenser la pénalité climatique. Les rapports présentés par les représentants d’Atmo, de l’ARS et de l’Ineris portaient sur l’évolution du changement climatique et ses conséquences sur la santé, l’économie, le tourisme, la biodiversité et le rendement agricole avec deux points particuliers: la pollution par l’ozone et le développement de l’ambroisie.

L’ozone. Cette molécule fortement oxydante dégrade, dans les basses couches de l’atmosphère, la matière organique et nuit au bon fonctionnement du vivant. C’est un polluant secondaire qui est le résultat de la combinaison des oxydes d’azote et des composés organiques volatils activée par le rayonnement solaire: NOx+COV=O3.

À noter que le dioxyde d’azote(NO2) polluant primaire très lié au trafic routier peut être élevé dans la vallée du Rhône et dépasser les limites réglementaires.

Le niveau d’ozone atteint des niveaux préoccupants en Drôme-Ardèche qui constituent les territoires les plus exposés de la Région. 491000 personnes, soit 60% de la population de nos deux départements sont exposées à l’ozone et sur 900km2 du territoire drômois, soit 75% de la surface, il y a dépassement des niveaux réglementaires. Et si on constate une diminution des pics d’ozone, résultant notamment des limitations de vitesse sur le réseau routier, l’augmentation des moyennes, elle, a été de 4% entre 2007 et 2016.

Impact sanitaire de l’ozone. L’ozone peut provoquer une réaction inflammatoire des bronches et entraîner des lésions du tissu pulmonaire. L’inhalation d’ozone peut entraîner un certain nombre d’effets sur la santé qui sont observés dans de larges portions de la population. Les symptômes respiratoires peuvent inclure: toux et irritation de la gorge, du nez et des yeux. En plus de ces symptômes, les résultats d’études épidémiologiques indiquent que des concentrations journalières élevées d’ozone sont associées à une augmentation de crises d’asthme, d’admissions hospitalières pour causes respiratoires et cardiovasculaires et peuvent conduire à un excès de mortalité. De nouvelles études de suivi de l’exposition à long terme à l’ozone ont par ailleurs montré le rôle de ce polluant sur les nouveaux cas d’asthme et sur la sévérité de la maladie.

L’ozone pourrait également induire des troubles de la reproduction et du développement.

En France, l’exposition chronique à l’ozone, selon la dernière publication de Santé publique France serait responsable de près de 500 décès pour causes respiratoires chaque année.

Développement de l’ambroisie C’est une véritable calamité dans notre département. Le réchauffement climatique favorable à la pollinisation et au développement de cette plante dont l’impact sanitaire en terme d’allergie pourrait doubler d’ici 2050, impose la prise de mesures pour éviter sa diffusion.

 

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Réunion du Comité territorial ATMO Drôme-Ardèche le 27 mars 2017

Conformément aux statuts de l’association régionale agréée de surveillance de la qualité de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, il a été constitué un comité territorial Drôme-Ardèche auquel des représentants des deux associations UFC Que Choisir de ces deux départements participent.

Bilan annuel sur la qualité de l’air en 2016

Il a été meilleur qu’en 2015 et confirme la tendance de long terme à l’amélioration dans la région comme le montre le graphique ci-dessous :

Toutefois et même si des concentrations de polluants sont en légère baisse, trois polluants restent préoccupants :

les particules PM10 et PM2,5 – particules en suspension (notées « PM » en anglais pour « Particulate matter ») : le chauffage individuel, en particulier celui au bois non performant est l’émetteur majoritaire de particules. Même si les concentrations s’améliorent d’année en année, le seuil annuel de l’OMS fixé à 20 µg/m³ pour les particules PM10 est dépassé sur 1/3 des sites de la région. La taille des particules a des conséquences importantes sur la santé : plus elles sont fines, plus elles pénètrent profondément dans l’organisme et irritent les voies respiratoires.

le dioxyde d’azote (NO²) : le secteur des transports demeure le principal émetteur. Il est responsable d’environ 2/3 des émissions totales dont la majeure partie est imputable aux véhicules Diesel. L’agriculture et l’industrie contribuent également aux émissions d’oxydes d’azote (de l’ordre de 10 à 20 % pour chacun d’entre eux). La proximité des grandes voieries est systématiquement la plus exposée. Ces gaz irritants peuvent entraîner des infections pulmonaires et des crises d’asthme.

l’ozone O³ qui est un polluant secondaire se forme à partir des polluants primaires émis par les différentes sources de pollution (trafic automobile, émetteurs industriels, activités résidentielle et tertiaire), sous l’effet du rayonnement solaire et de la chaleur. L’ozone est un gaz irritant à l’origine de la toux, d’altérations pulmonaires ainsi que de démangeaisons des yeux. La vallée du Rhône est un des sites les plus touchés.

Retour sur les épisodes pollués de l’hiver 2016-2017

Durant l’hiver 2016-2017 notre région a subi deux épisodes de pollution de forte ampleur du 30 novembre 2016 au 4 janvier 2017 et du 18 au 30 janvier 2017. Les taux de particules fines PM10 ont dépassé les seuils d’information et d’alerte fixés dans les arrêtés préfectoraux de dispositifs de pollution. Ces épisodes ont nécessité la mise en œuvre d’actions de restriction de circulation pour les véhicules particuliers (circulation alternée ou différenciée) dans les agglomérations de Lyon et Grenoble. Il est possible d’obtenir avec la circulation différenciée (vignette Crit’air) les mêmes résultats qu’avec la circulation alternée en contraignant beaucoup moins de conducteurs.

Une application nouvelle

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes vient de lancer un service mobile « AIR TO GO » qui permet à tout utilisateur de vérifier l’état de la qualité de l’air ambiant à l’endroit où il se trouve et en tous points du territoire. On peut le télécharger sur App Store et sur le web à l’adresse : www.airtogo.fr

Nous avons apprécié la qualité des analyses proposées, les échanges entre participants et nous espérons qu’ils seront suivis de décisions réglementaires, d’actions concrètes et de modifications de comportement des usagers.