UFC-Que Choisir de la Drôme

Alimentation, Finances

La loi alimentation, quel impact ?

 

Comment l’État fait un cadeau de 1,6milliard d’€ à la grande distribution en voulant revaloriser le revenu agricole.

Il y a un un an l’État lançait les États Généraux de la Consommation avec pour objectif de revaloriser le revenu agricole, et rendre accessible une alimentation saine et durable. En février 2019 la loi s’appliquait avec pour effet : L’augmentation du seuil de revente à perte de 10% (SRP ), prix en dessous duquel un distributeur a interdiction de revendre un produit. Depuis février, il doit être au moins égal au prix d’achat majoré de 10 % (vendu 110 minimum s’il a été acheté 100).

L’encadrement des promotions en valeur à hauteur de 34 % (le taux de remise moyen ne peut excéder 34 %, soit pas plus d’un produit gratuit pour deux achetés), depuis janvier ; en volume à hauteur de 25 % maximum des volumes achetés, depuis mars.

Dés janvier la grande distribution augmentait ses prix, LECLERC allant jusqu’à afficher à l’entrée de ses magasins que ces augmentations étaient imposées par le gouvernement !

Dés février l’application de la loi provoquait une augmentation des prix de certains produits phares sur lesquels la grande distribution avait des marges limitées. (Nutella, Coca-Cola, Pastis …etc)

Les études menées par QUE CHOISIR établissent que sur 2 ans les marges prises dans la poche des consommateurs s’élèveront à 1,6 milliards d’€.

Pour les agriculteurs, pour qui la loi était destinée, la technique du « ruissellement » n’a pas fonctionné, la Confédération paysanne rappelle que les cours du bœuf et du lait sont encore près de 15 % en dessous de leurs coûts de production.

L’encadrement des promotions quant à elle, va limiter les offres promotionnelles faites à l’occasion de situation concurrentielle, produit d’appel pour les petites et nouvelles marques, période de forte consommation (vacances et fin d’année). Ce qui aura pour effet que l’on trouvera moins d’offres promotionnelles.