UFC-Que Choisir de la Drôme

Commerce, Environnement, Santé

2020 consommer sans sur-consommer

 

Les débuts d’année sont toujours dévolus aux bonnes résolutions. Pournous,  les consommateurs quelles sont les bonnes résolutions pour 2020 ?

Pour 2020, plutôt que de résolutions, c’est plutôt de révolutions qu’il faudrait parler. Révolutions dans nos façons de consommer, d’appréhender le vivant, d’agir- chacun à son échelle, pour l’environnement.

C’est le discours que tiennent de très nombreuses associations, la plupart des partis politiques. C’est aussi la conviction d’une partie de plus en plus importante des habitants de notre planète.

Est-ce qu’on va donc dans le bon sens ? Ce n’est pas sûr tant il y a de différences entre les discours et les actes. Prenons le seul exemple des gaz à effet de serre. L’ONU vient de nous alerter que si l’on veut limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 7,6% chaque année entre 2020 et 2030. Or, au cours des dix années passées, elles ont augmenté de 1,5% tous les ans. La tendance va être difficile à inverser. Nous, les Homo sapiens, seuls hominidés à avoir survécu sur notre planète, nous brûlons à petit feu les chances de survie des générations futures.

Sans tomber dans le catastrophisme,  pour inverser la tendance, il faut lutter sans cesse contre cette croissance forcenée qui abîme la nature en épuisant ses ressources. Pierre Rabhi, dans des appels lancés aux gouvernements, toujours incapables de s’accorder, mais surtout aux consommateurs que nous sommes, prône la sobriété heureuse. Cette sobriété heureuse, c’est juste passer de la surconsommation à la consommation.

Et soyons positifs et retenons des éléments qui sont tout de même encourageants. À voir les premières levées de boucliers, fin novembre, contre le Black Friday, on peut se dire que la pompe est amorcée. Et on constate aussi que les jeunes, inspirés ou pas par Greta Thunberg, se mobilisent en masse. Mais ce ne seront pas les seuls à subir le désastre annoncé. Le million d’espèces animales et végétales amené à disparaître, c’est pour les prochaines décennies et le million de personnes menacées en France par l’élévation du niveau des mers, c’est pour 2050. Quadras, quinquas, sexagénaires, nous pourrons être encore là. La sobriété heureuse vaut donc autant pour nous. Même si, contrairement à Obélix, on n’est pas tombé dans la marmite, quand on était petits !