UFC-Que Choisir de la Drôme

Commerce, Vos droits

La fin du géoblocage

 

Les internautes peuvent désormais faire leurs achats sur des sites étrangers sans être bloqués grâce au règlement européen 2018/302.

C’est une bonne nouvelle car depuis quelques années, le géoblocage était devenu la norme sur Internet. 63 % des sites le pratiquaient. Il n’était pas rare qu’un internaute français cherchant à se rendre sur un site anglais ou italien se retrouve automatiquement sur sa version française, sans qu’il ne puisse rien y faire. Le simple fait d’indiquer une adresse de livraison française ou d’utiliser une carte bancaire française sur un site étranger bloquait la transaction ou entraînait une augmentation du prix.

Et cela va permettre, par exemple, d’acheter des vêtements sur un site allemand d’une grande marque, de réserver une chambre d’hôtel sur la plateforme anglaise d’une chaîne hôtelière, d’acheter une entrée pour un parc d’attraction sur le site du pays dans lequel il se trouve, etc… Bref, de choisir le site qui nous parait le mieux adapté à notre demande.

Cependant certaines restrictions demeurent. Le professionnel n’a toujours pas l’obligation de livrer le produit dans le pays du client. Donc si vous passez commande sur un site allemand qui ne propose pas de livraison en France, vous devrez aller chercher le produit sur place !. Ensuite, les professionnels ne pourront toujours pas vendre à des personnes étrangères des produits soumis au droit d’auteur (livres numériques, musique, vidéos, etc.).

Toutefois il ne faut pas attendre là une  harmonisation des prix, car un professionnel peut continuer de vendre un article plus cher sur son site français que sur son site allemand. Mais au moins, le consommateur peut plus facilement comparer et trouver l’offre qui lui convient le mieux. Et le vendeur ne peut plus faire varier ses prix en fonction de la nationalité de l’acheteur.

La Commission ne compte pas s’arrêter en si bon chemin dans la mise en place d’un véritable marché unique. Elle a déjà annoncé sa volonté de s’attaquer aux tarifs de livraison transfrontaliers qu’elle juge aujourd’hui « dissuasifs ». On est impatients de connaitre la suite…