UFC-Que Choisir de la Drôme

Alimentation, Santé

Additifs alimentaires

 

Mais que font les industriels en matière d’additifs alimentaires ?

Les études pointent des effets indésirables des additifs, en particulier chez  les enfants, qui parfois dépassent les doses journalières admissibles de consommation. Alors que les alertes se multiplient, les industriels veulent prouver leur bonne volonté. Certains s’engagent à supprimer les additifs les plus controversés. C’est le cas pour le dioxyde de titane, largement décrié jusqu’au gouvernement qui entend l’interdire en France dans les produits alimentaires d’ici la fin de l’année. Les distributeurs, eux, investissent ce nouveau créneau de consommation qu’est en train de devenir le « sans additifs ». Intermarché a ainsi lancé sa gamme distributeur l’Essentiel : 34 produits garantis sans additifs à ce jour, tandis que Carrefour ou U ont décidé de bannir les substances les plus controversées de leurs gammes distributeur.

L’UFC Que Choisir a  réalisé des comparaisons de produits avec des résultats sont sans appel : certains industriels jouent le jeu et d’autres moins. En confiserie, Haribo se positionne comme meilleur élève que Jelly Belly. Les Dragibus d’Haribo respectent l’engagement des confiseurs d’employer plus de colorants naturels, à une exception près. Les bonbons de Jelly Belly, eux, comportent plusieurs colorants comme les colorants azoïques, dont certains sont suspectés de favoriser l’hyperactivité chez les enfants. L’emploi de colorants douteux touche aussi le domaine des boissons sans alcool, comme les sirops. Ainsi, si le sirop à la fraise Teisseire ne contient aucun colorant et un seul additif, le sirop équivalent chez Monin tient sa couleur du E129, classé comme additif « à éviter ». Pour le sirop menthe verte de la même marque, c’est la tartrazine E102 qui apparaît sur l’étiquette, un colorant lui aussi classé comme additif « à éviter ». Et parmi les soupes instantanées, qui sont des produits hautement transformés, les additifs abondent en véritables cocktails.

La législation est-elle toujours respectée ?

Tous ces additifs restent autorisés et leur exclusion des recettes ne dépend que du bon vouloir des industriels. Les fraudes réelles sont, elles, traquées par l’administration de la concurrence, consommation et répression des fraudes. En effet, tous les additifs doivent être signalés sur les étiquettes des produits. Les manquements repérés portent sur la présence de nanomatériaux ou encore de nitrates et phosphates dans des mélanges destinés à des fabricants de préparations à base de viande. Plus grave mais rare, il a été retrouvé des traces d’un dérivé non autorisé dans des boissons, sirops et confiseries à destination des enfants.

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