UFC-Que Choisir de la Drôme

Alimentation, Commerce, Environnement, Santé

La loi alimentation : et après ?

 

Aujourd’hui on peut parler d’une loi « qui se dégonfle ».

Entre septembre et décembre 2017, des centaines d’heures de réunions marathon avaient mis autour d’une même table des représentants des filières agricoles et agroalimentaires, et des associations issues de la société civile. En étaient sorties des dizaines de propositions, qui devaient constituer la trame de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous. Finalement le texte définitif est critiqué de toutes parts au sujet de son efficacité, que ce soit sur le revenu des agriculteurs ou l’amélioration de la qualité des aliments.

Pour UFC Que Choisir, la majoration de 10 % du seuil de revente à perte -qui interdit de vendre un produit en dessous du prix auquel il a été acheté- est l’une des mesures phares qui pourrait bien amputer le pouvoir d’achat des consommateurs de 1 et demi à 5 milliards d’euros en 2 ans. Et il n’est même pas sûr que cette mesure bénéficie aux agriculteurs. D’ailleurs les syndicats agricoles s’inquiètent. Les produits concernés par la hausse du seuil de revente à perte sont des grandes marques, comme Nutella, Coca-cola, Nescafé, etc., qui appartiennent en général à des multinationales. Leurs actionnaires auront-ils réellement à cœur de renflouer les revenus des agriculteurs français ? Il est permis d’en douter !

Cependant, quelques mesures positives  auront un impact concret sur notre consommation quotidienne.

D’ici à 2022, les cantines scolaires mais aussi les autres établissements de restauration collective sociale comme les crèches ou les Ehpad devront servir au moins 50 % de produits de qualité, dont 20 % minimum de produits bio. Par ailleurs, la chasse aux ustensiles en plastique jetables est étendue tous azimuts : outre les assiettes et les verres, les pailles, couverts, couvercles, plateaux-repas et, pour les cantines, les contenants de cuisson, et les bouteilles d’eau plate.

Autre exemple : le miel. S’il est composé d’un mélange de produits en provenance de plusieurs pays, tous seront indiqués sur l’étiquette. Terminé par conséquent les mentions suspectes telles que mélanges de miels originaires et non originaires de l’Union Européenne !

Autre clarification utile alors que le mouvement vegan prend de l’ampleur, il sera interdit d’appeler « steak » ou « saucisse » des produits contenant « une part significative » de produits végétaux. Sauf qu’aucune précision sur la quantité de cette part n’est donnée !

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5 novembre 2018